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La Coque Nomade Fraternité invitée au Dialogue pour la justice réparatrice de l’UNESCO à Londres les 17 et 18 novembre 2025

participants unesco justice reparatrice 17.11.2025

Dans le cadre des célébrations du 30e anniversaire de son programme « Routes de l’esclavage »,  l’UNESCO a invité l’association Coque Nomade Fraternité à participer au Deuxième Dialogue pour la justice réparatrice organisé à Londres les 17 et 18 novembre 2025. Une rencontre d’acteurs internationaux visant à établir une compréhension commune de la justice réparatrice.

Placée sous le thème « Construire l’égalité, la guérison et la compréhension », cette rencontre internationale rassemble des acteurs essentiels engagés dans la reconnaissance de l’histoire, la réparation des injustices héritées de la traite négrière et la construction d’un avenir basé sur la dignité humaine et la mémoire partagée. Notre association avait déjà participé au premier Dialogue les 9 et 10 octobre 2024 au siège de l’UNESCO. Cette rencontre avait posé les fondements d’un processus collectif pour une justice réparatrice, appelé à s’enrichir et s’approfondir au fil des rencontres.

Une initiative pour bâtir un langage commun autour de la justice réparatrice

L’UNESCO organise une série de dialogues visant à établir une compréhension commune de ce que signifie la justice réparatrice. Cette démarche implique des parties prenantes variées :

  • descendants de personnes mises en esclavage,
  • descendants de familles esclavagistes,
  • décideurs politiques,
  • chercheurs et universitaires,
  • groupes de la société civile,
  • artistes et acteurs culturels.

La justice réparatrice implique la nécessité d’une approche globale de la société, où les points de vue de chacun comptent, y compris ceux qui élaborent les lois et prennent les décisions, ceux qui éclairent le débat par leurs recherches, ceux qui mobilisent les communautés pour qu’elles s’engagent, ceux qui ont le pouvoir de communiquer et ceux qui inspirent par leur art.

Voici la liste des participants à ce 2e Dialogue pour la justice réparatrice de l’UNESCO :

  • Rabin Baldewsingh – coordonnateur national contre la discrimination et le racisme, Pays-Bas
  • Robert Beckford – theologien, Université of Winchester
  • Helen Berry – professeure d’histoire, Université of Exeter
  • Michelle Charters – Head, International Slavery Museum (Liverpool)
  • Isaac Crichlow – PhD Candidate, UCL History & Centre for the Study of the Legacies of British Slavery
  • Catarina Demony – journaliste, Reuters
  • Peter Drobac – co-fondateur, Université of Global Health Equity
  • John Dower – co-fondateur Heirs of Slavery; vidéaste
  • Lucy Gaffney – The Repair Campaign
  • Arley Gill – Chairman, Grenada National Reparations Commission
  • Marie-Annick Gournet – Associate Pro Vice-Chancellor, Université de Bristol
  • Guy Hewitt – directeur Racial Justice Commission, église d’Angleterre
  • Alisha Lola Jones – professeur agrégé, Université de Cambridge
  • Shodona Kettle – PhD Candidate, UCL Institute of the Americas
  • Treyton Littlejohn – Chercheur et historien public, ville de Boston
  • Olivette Otele – Historien et professeur de recherche, SOAS London
  • Olivier Pascal-Moussellard – journaliste, Télérama
  • Marvin Rees (Baron of Easton OBE) – ancien Maire de Bristol
  • Ebony Riddell Bamber – directrice, Scott Trust Legacies of Enslavement Programme
  • Gordon Jump et Novelette-Aldoni Stewart – église d’Angleterre
  • Leona Vaughn – Maître de conférences, Université de Liverpool
  • et Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé et Emmanuel Williams bénévoles de La Coque Nomade-Fraternité

et du Comité d’organisation : 

  • Keith Magee, chercheur principal et professeur invité de pratique en justice culturelle, Institut pour l’innovation et l’intérêt public de l’University College London
  • Asher Craig, présidente de la Bristol Legacy Foundation
  • Anna Maria Majlöf, chef de section Inclusion, droits et dialogue interculturel, UNESCO
  • Linda Tinio-Le Douarin, chef de section adjointe Inclusion, droits et dialogue interculturel, UNESCO
  • Tyra Enchill, Institut pour l’innovation et l’intérêt public de l’University College London

reconnaissance des familles impliquées et dialogue ouvert

Ces dernières années, un nombre croissant de familles ayant découvert l’implication de leurs ancêtres dans l’esclavage transatlantique ont choisi de le reconnaître publiquement. Des discussions ont commencé entre ces familles et des descendants de personnes réduites en esclavage, ouvrant des espaces de dialogue sensibles et porteurs d’espérance.

Les Dialogues de l’UNESCO visent désormais à élargir ces rencontres, en offrant une plateforme internationale où ces échanges peuvent se déployer plus largement.

Notre association se réjouit de contribuer à ces échanges, consciente de l’importance d’un dialogue sincère, respectueux et constructif pour construire des passerelles entre mémoires, histoires et générations. Une démarche de dialogue pour favoriser le bien-vivre ensemble dans laquelle s’inscrit les actions de l’association toute l’année depuis son siège à Nantes.

La Coque Nomade Fraternité, association pionnère en France dans son engagement pour une justice réparatrice

L’association Coque Nomade Fraternité agit depuis plus de vingt ans pour favoriser la mémoire de l’esclavage et le bien-vivre ensemble. Elle s’est engagée dans une démarche pour faire connaître la justice réparatrice en proposant des projets et actions concrètes.

  • Rencontre des descendants – En 2023, 2024 et 2025, l’association organisait Paroles de Descendants, une rencontre des descendants d’esclavisés et d’esclavagistes : une première en France !
  • Symposium sur la justice réparatrice et les impacts de l’esclavage – En mai 2025, l’évènement s’est enrichi d’un colloque internationales sur les conséquences de l’esclavage et la justice réparatrice . Un nouveau symposium sera organisé en avril 2026, dans le cadre de l’inauguration du Mât de la Fraternité et de la Mémoire
  • Le Mât de la Fraternité et de la mémoire – Ce monument fraternel et citoyen, haut de 18 mètres, sera un symbole de justice réparatrice. Il incarnera un message de solidarité, de tolérance et d’humanisme, et deviendra un lieu de rassemblement et de mémoire pour dénoncer le racisme et toutes formes de discriminations.
  • Des actions, prises de parole et visites menées toute l’année par nos bénévoles. Dieudonné Boutrin, descendant d’esclavisés martiniquais et Président de l’association et Pierre Guillon de Princé, seul descendant d’armateur négrier français à briser le silence sont tous deux bénévoles au sein de notre association. Ensemble, ils ouvrent le dialogue pour une mémoire apaisée de l’esclavage. Ce duo mène bénévolement un programme d’actions pour expliquer la justice réparatrice, la promouvoir auprès du public et des institutions. Ils sont ainsi invités à prendre la parole comme représentant de la société civile par l’UNESCO par exemple ou par la presse.

Notre contribution auprès de l’unesco au processus international de mémoire et de réparation

En participant à un  événement international comme les Dialogues de l’UNESCO notre association souhaite :

  • partager son expérience et ses engagements en matière de mémoire, de justice et de transmission ;
  • écouter et apprendre des autres acteurs impliqués dans cette démarche internationale ;
  • renforcer des coopérations durables en faveur d’une justice réparatrice ;
  • contribuer à faire émerger des propositions concrètes répondant aux besoins des communautés héritières de cette histoire.

Nous sommes convaincus que la reconnaissance et le dialogue sont des voies essentielles pour cheminer vers une mémoire apaisée et bâtir une société plus consciente de son passé et plus unie dans son avenir.