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Des jeunes martiniquais sur les traces du passé négrier de Nantes

visite jeunes CNF martinique nantes 22 octobre 2026

Les 23 et 24 octobre 2026, la Coque Nomade Fraternité a accueilli à Nantes, avec l’association Les Amis du Bèlè, un groupe de 20 jeunes venus de Martinique avec l’association d’éducation populaire « Emmanuel Graine de Vie Graine de Citoyen ». Leur projet, intitulé « Sur les traces de la traite négrière », les conduit à la découverte de l’histoire de Nantes et de son passé négrier. Notre association les a accompagnés durant deux jours.

Au programme de ces deux jours :  visite des rues de Nantes, du quai de la Fosse, du Mémorial de l’abolition de l’esclavage jusqu’au Mât de la Fraternité et de la Mémoire, symbole universel de défense des droits humains construit par notre association et inauguré en avril 2026.
Nos bénévoles ont ainsi échangé durant deux jours avec les jeunes. Pierre Guillon de Princé, descendant d’armateur négrier, et Dieudonné Boutrin, descendant de personnes mises en esclavage, ont pu partager leur histoire familiale respective et les actions menées avec la Coque Nomade pour une mémoire apaisée de l’esclavage et une justice réparatrice.
Deux parcours familiaux différents, deux héritages qui se rencontrent pour éclairer une histoire commune : celle de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences, encore présentes dans nos sociétés.

Découvrir le passé négrier de Nantes

De telles visites guidées à deux voix sont organisées toute l’année auprès de groupes, de jeunes et de publics scolaires par la Coque Nomade Fraternité.
Cette démarche permet d’aborder cette histoire au-delà des dates et des faits. Elle invite à écouter, à comprendre et à questionner les héritages du passé. En confrontant les points de vue et les mémoires, les jeunes sont amenés à réfléchir au racisme et à la nécessité de lutter contre toutes les formes de discrimination.

De Nantes à la Martinique, une histoire qui nous relie

Pour ces jeunes Martiniquais, ce parcours prend une dimension particulière. La découverte de Nantes, port majeur de la traite négrière française, permet de mieux comprendre les liens historiques entre la métropole et les territoires ultramarins, notamment la Martinique, marquée durablement par l’esclavage.

Marcher dans les rues de Nantes, s’arrêter sur les lieux qui témoignent de ce passé et parcourir le Mémorial de l’abolition de l’esclavage, c’est donner une réalité concrète à une histoire parfois abordée uniquement dans les livres. Et échanger avec Pierre et Dieudonné prolonge cette réflexion, tout comme la découverte du Mât de la Fraternité et de la Mémoire. Symbole de solidarité et de fraternité entre les peuples, il rappelle que la mémoire ne doit pas seulement regarder vers le passé : elle doit aussi nous aider à construire un avenir plus juste et une mémoire apaisée de l’esclavage.

Faire vivre la mémoire pour construire l’avenir

Au terme de ces deux journées, cette rencontre entre jeunes Martiniquais et acteurs associatifs nantais témoigne de l’importance de la transmission de l’histoire et du dialogue entre les générations et les territoires.

Pour Coque Nomade Fraternité, accueillir ces jeunes, partager des mémoires et faire découvrir les lieux de l’histoire négrière nantaise s’inscrit pleinement dans une démarche d’éducation populaire et de sensibilisation aux droits humains. Il s’agit de donner aux jeunes les clés pour comprendre le passé, porter un regard critique sur le présent et devenir des citoyens engagés.