
Une fédération mondiale pour la mémoire, la vérité
et la justice répratrice
La Fédération Internationale des Descendants de l’Histoire de l’Esclavage (F.I.D.H.E.) est une organisation internationale qui rassemble toutes les personnes et communautés concernées par l’histoire de la traite et de l’esclavage transatlantiques.
Elle accueille les descendants de personnes mises en esclavage, les descendants de propriétaires d’esclaves, les descendants d’armateurs et de négociants, ainsi que toutes celles et ceux qui se reconnaissent concernés, directement ou indirectement, par cet héritage historique et ses conséquences contemporaines.
La Fédération a pour missions principales de promouvoir la vérité historique, de favoriser la transmission des mémoires, de soutenir la recherche et l’éducation et de contribuer à des démarches de reconnaissance, de réparation et de justice mémorielle. Elle lutte contre toutes les formes contemporaines de racisme, de discrimination et d’exploitation héritées ou nourries par l’histoire de l’esclavage.
- Reconnaissance et vérité historique : documenter les histoires familiales, reconnaître publiquement la responsabilité des familles d’esclavagistes et l’ampleur des souffrances subies par les esclaves et leurs descendants.
- Réparation symbolique et matérielle : mettre en place des gestes concrets (bourses, fonds sociaux, soutien économique) qui reconnaissent l’injustice structurelle créée par l’esclavage.
- Guérison individuelle et collective : offrir des espaces de parole, de deuil et de rencontre pour traiter les traumatismes intergénérationnels et réduire la méfiance entre groupes.
- Justice sociale et économique actuelle : combattre aujourd’hui les formes de racisme systémique, d’inégalités d’accès à l’éducation, à la santé, au logement, à l’emploi et aux leviers économiques, qui sont liées à l’histoire de l’esclavage.
- Justice environnementale et écologique : reconnaître que certains modèles économiques issus de la période esclavagiste et coloniale ont participé à l’installation de systèmes d’exploitation intensive des ressources dont les effets contribuent encore aujourd’hui aux crises écologiques contemporaines ; promouvoir la protection du vivant, la préservation des écosystèmes et la responsabilité envers les générations futures.
- Création d’un récit partagé : construire une mémoire commune (monuments, commémorations, programmes éducatifs, partage d’archives) qui ne glorifie ni les esclavagistes ni l’oubli, mais les résistances, la dignité et les luttes pour l’égalité.

